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Xavier De Le Rue: “RÊVER À DES TRUCS QUI PARAISSENT IMPOSSIBLES”

Nous avons rencontré Xavier De Le Rue lors de l’avant-première de ‘Degrees North’ au Festival du Film de San Sebastian, l’occasion de lui poser quelques questions sur cette nouvelle aventure qui va forcément marquer les esprits…

C’EST COOL DE RÊVER À DES TRUCS QUI TE PARAISSENT IMPOSSIBLES!

La bande-annonce de ‘Degrees North’ est sortie il y a quelques jours à peine, et déjà on ne parle que de ça dans le monde du freeride. Le nouveau Timeline, avec Xavier, Ralph Backstrom et le skieur Sam Anthamatten, va encore faire date. Avec une toute nouvelle technique d’approche qui risque de faire des émules et qui fait de nos trois riders des pioniers du genre, ce film recèle quelques belles surprises, alors il nous fallait en savoir plus avant le sortie officielle du film le 22 octobre. Il sera d’ailleurs en visionnage gratuit sur le site Red Bull pendant 2 jours, les 22 et 23 octobre prochains.

OB: Tu dis toi même dans le film, “j’aime l’aventure, c’est comme ça que je conçois le bonheur”. Quelle était donc ta démarche au départ, après avoir fait cette incroyable aventure en Antarctique?
XV: L’idée après l’Antarctique, c’était de passer de la théorie à la réalité avec le paramoteur. Cela faisait un moment que je l’imaginait bien comme moyen d’acces et de filming aérien dans n’importe quel endroit de la planète. J’ai eu envie de pousser le bouchon à ce niveau et de me servir de ce moyen pour aller ouvrir de nouvelles zones.

Est-ce pour cela que tu recherches toujours des endroits insolites? En quoi ça joue là-dedans?
Je recherche des endroits insolites d’habitude, effectivement, mais cette année, à cause des conditions difficiles, on s’est focalisé sur le moyen d’accès, c’est-à-dire le paramoteur et tous les délires qui vont autour, plutôt que la zone elle-même. Et ça s’est révélé être tout autant grisant (voire plus) que de trouver un nouvel Eldorado. C’était vraiment génial de pouvoir explorer un nouveau moyen d’approcher la montagne.

Parfois tu traverses la moitié du globe pour finir sur une neige moyenne: quel est ton sentiment dans ces moments? Prends-tu quand même du plaisir?
C’est malheureusement le jeu quand tu vas à l’autre bout du monde dans des conditions difficiles. C’est clair que je pourrais toujours aller en Alaska chaque année pour rider de la pow à coup sûr ou presque…. Mais je pense qu’il ya un temps pour tout. Ça ne foncionne pas à tous les coups mais quand tu es au bout du monde, dans des zones inexplorées, et que tu trouves de la bonne neige, ça devient vraiment magique.

Quelle est la meilleure leçon que t’as appris le freeride comme tu le pratiques?
C’est que tu dois prendre tes responsabilités. Tous les choix que tu fais, toutes tes actions ont des conséquences ,et quand t’es dans le Fire, tu ne peux compter que sur toi même. Je pense qu’avec notre société de “c’est jamais ma faute et tout doit être safe”, c’est une valeur que j’apprécie de plus en plus.

Quelle est la meilleure leçon que t’as appris l’aventure?
C’est que c’est cool de rêver à des trucs qui te paraissent impossible, et des fois tu as ce petit feeling qui te pousse à aller loin de ta zone de confort, ça parait souvent dément de le suivre… mais au final ça peut être une consécration que tu n’imaginais pas.

Avais-tu déjà vu l’Alaska dans cet état quand tu es arrivé? Penses-tu que c’est inquiétant?
Personne ne l’a jamais vue comme ça. C’était le plus bas niveau de précipitations depuis le début du XXème siècle. On y était fin février et on avait l’impression que c’était fin avril… du délire! Mais bon ça nous a poussé à aller voir autre chose. Inquiétant oui assez, même s’ils n’en parlent pas encore trop là-bas.

À un moment dans le film, juste avant le passage avec les paramoteurs, toi ou Ralph est dans un gros gaz, puis la caméra perd le rider sur un gros saut: le trick était posé? Parce que là c’est vraiment fou!
C’est Ralph sur ce passage au milieu du bluff. Il s’est mis un petit roulé-boulé sur le landing. C’était bien du lourd en effet, et moi je suis resté pour regarder haha!

Est-ce aujourd’hui aussi sécurisant pour toi de rider de grosses pentes, même traffolées, en split comme en board classique? Ou y a-t-il encore des différences majeures dans les conditions où tu évolues?
Il y a encore quelques différences, mais c’est quand même de plus en plus proche. Ce qui est le plus dur, c’est que les fixs de split ont des straps et des matériaux differents, ce qui fait que  quand tu changes, tu as l’impression de rider des fixs nouvelles d’une autre marque. Mais bon c’est une période d’adaptation à chaque fois, c’est tout.

Xavier en plein largage sur une pente d’Alaska.

Et la sensation du drop direct dans la pente comme ça?
Incroyable, forcément, c’est comme un rêve de gamin qui se réalise. Quelque chose qu’on pensait possible, et qui le devient vraiment!

Qu’est-ce qui est le plus satisfaisant: rider de nouveaux territoires vierges, ou être le pionnier d’une nouvelle technique, en l’occurence le paramoteur?
Aller dans des zones vierges, nous l’avions déjà fait, donc pour le coup j’ai vraiment kiffé de toucher à une nouvelle technique. D’autant que j’y pensais depuis longtemps. Je trouve que ça ouvre plein de possibilités et donc ça élargit beaucoup plus l’esprit que de juste rider une nouvelle zone. Après ce film, j’ai l’impression que chercher un nouvel endroit est une façon ancienne de penser. Car avec le paramoteur, on va accéder à des choses différentes en permanence!

Le tout dernier teaser:

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