11-things-snowboarders-do

Pour un mec 'normal', ou du moins quelqu'un qui ne fait pas de snowboard, et qui sait à peine ce que c'est, genre ton postier, ton marchand de légumes, ton prof de math ou même certains de tes potes, les snowboarders font vraiment des trucs chelou, il faut bien le dire. Cela va du jour de grosse chute de neige où tout le monde se plaint: nous, on est trop content! Ou alors quand on se promène dans la rue avec maman et qu'on crie: 'la vache ce rail il est trop chanmé, t'as vu le kink!?' La liste est longue...

Voici donc la liste des choses qui, à nous autres riders, nous paraissent très naturelles, mais qui pour les autres, sont totallement aberrantes, illustrées par nos supers animations maison:

(Nous avions posté une première partie de cet article il y a de cela un moment mais nous avons pimpé tout cela avec les animations et rajouté pas mal de choses)

Animations Vine par Mike Brindley [splitpost intro="true" numbers="true"]

[part title="L'amour de la pow"]

Se prendre un bon paquet de neige dans la face, ça ne plait pas à beaucoup de gens. Mais c'est un régal pour tout snowboarder qui se respecte, et qui charge dans le backcountry. On rêve parfois de 'faceshots', de jour comme de nuit. Tiens, en ce moment-même, je m'imagine dans un tapis de neige où je m'enfonce jusqu'aux aisselles...

[part title="Porter casquettes et bonnets à l'intérieur, et tout le temps"]

Les gens normaux ne peuvent en aucun cas comprendre notre fascination avec les couvre-chefs. Et principalement les casquettes, capuches et bonnets. Non, ce n'est pas pour cacher le début de calvitie naissance à l'arrière de notre crâne, et oui ça tient un peu chaud à l'intérieur - à cause de toi pauvre ignorant! Mais sachez que si on aime visser un bonnet sur notre tête dès le réveil pour ne l'enlever qu'en arrivant au lit, c'est pour montrer à la face du monde qu'on fait des trucs plus cool que toi, et surtout plus rad, quoi. T'as pigé mec? C'est sûr, ça change un peu de ta collec de costards. Mais au moins personne ne nous impose une tenue, et puis j'avais la flemme de me coiffer ce matin. Et toi ton 'regular job', ça roule?

[part title="Savoir qu'une photo 'd'un mec en l'air' c'est tout pourri."]

Ça ne t'est jamais arrivé de feuilleter un journal lambda, pour tomber sur une photo de snow - bien souvent un contest. Et là, en grand, on voit un mec en l'air, qui grabbe ou pas d'ailleurs, sans aucun moyen de voir ce qu'il y a autour. Juste un rider avec le ciel bleu derrière. Personne ne peut donc plus avoir aucun idée de ce qui se passe sur cette fichue photo. MAIS QUEL INTÉRÊT, BORDEL!!! Le contexte, on vous a jamais appris ce mot à l'école de journalisme?

[part title="Le parler snow"]

Alors que les mots 'Shred', 'Sept-Deux Back', 'Stalefish' ou 'Zeach' veulent dire quelque chose pour toi, ils sont totalement inconnus pour la plupart des gens autour de toi. Et les utiliser parmi ces gens devient alors très, très amusant. Au mieux, ils pensent que tu es un jeune ‘hippy/hobo du genre surfeur’, au pire que tu parles une langue morte… Et dans tous les cas, tu te marres.

[part title="Hurler à des chose qui ne peuvant pas entendre."]

Certes, tout un chacun à déjà connu la douloureuse épreuve de la télécommande qui ne marche plus ou de l'imprimante qui refuse d'imprimer quand tu en as besoin. Forcément, ça énerve et on se met à gueuler sur l'objet récalcitrant.

Mais pour nous autres snowboarders, cela peut prendre un caractère encore plus étrange lorsque la frustration monte, que le trick ne veut pas rentrer, et que d'un coup on pète les plombs et on insulte ce satané kicker ou rail. Pour nous, il est parfaitement normal de 'traiter' un morceau de métal, balancer sa board contre un mur, de préférence là où des gens 'normaux' peuvent nous entendre. Pas grave si ces objets: 1) ne peuvent nous entendre 2) ne peuvent répondre 3) ne sont pas la raison de notre échec persistant.

[part title="S'extasier devant un escalier en pleine rue."]

Les snowboarders comme les skaters regardent la rue sous un angle bien particulier. Là où la plupart des gens voient au mieux du mobilier urbain fonctionnel, au pire des obstacles ou des complications, nous voyons des gaps, des rails, des kinks et une foultitude de tricks à y poser. On prend même des escaliers ou des main-courantes en photo, histoire d'être prêt et de s'en rappeler quand la neige sera de la partie - ou même l'y amener!

[part title="Le bonheur de la neige en ville."]

Les gens 'normaux' ne comprennent pas que quand il neige en ville, un tas d'options s'ouvrent à nous. Sans parler que tout devient soudain plus beau et plus serein, plus cotonneux. Eux ne voient que galères, glissades en voiture et danger. Et dans les endroits où il neige rarement, on dirait presque que le monde s'arrête quand il neige. Mais pourquoi tant de haine contre la nature? Et pourquoi pester contre quelque chose de si magnifiquement naturel?

Nous, on en profite et transformons le jardin public local en funpark géant, yeeha!

[part title="Rider avec ses doigts."]

Un autre exemple que le cerveau des snowboarders (ou des skaters) fait en permanence de la visualisation de tricks, de spots et autres possibilités de shred. On utilise alors l'index et le majeur pour faire des slashs, des drops et autres frontboard. D'ailleurs regarde cet écran en face de toi, y'aurait pas moyen de faire un gros nosepress to bomb drop?

[part title="Direct au bar avec ses boots"]

La plupart des gens qui quittent les pistes passent à la maison se changer, ou au moins enlever leurs inconfortables et ridicules chaussures de ski. Pour nous, pas de problème, c'est d'ailleurs la norme en station: on finit de rider, on va au bar débriefer, refaire le match, quoi! Et puis pas de problème, c'est stylé de se pointer au rade comme ça. Tant qu'on enlève pas les boots au milieu du saloon, tout va bien!

[part title="Se battre pour la première trace."]

Ce n'est pas encore trop souvent le cas en Europe (à part peut-être à Chamonix) mais de l'autre côté de l'Atlantique, il arrive souvent que certains perdent leur sang-froid quand il s'agit de rider preums dans une pente vierge et fraîche. Et alors quand en plus certains snakent la file de la remontée alors que d'autres attendent la première télécabine depuis 7h du matin, là ça peut vraiment mal tourner...

Ceci étant dit, profitons-en pour ajouter qu'un comportement agressif en montagne est à proscrire. Là, les gens normaux ont plutôt raison de ne pas comprendre... Pour une fois!

[part title="Se morfondre quand on doit bosser un jour de peuf"]

Etre blessé, malade, ou tout simplement au travail ou à l'école quand on sait qu'il a neigé une mètre et que le soleil brille, c'est quasiment insoutenable. Mais il est impossible pour quelqu'un qui ne l'a jamais vécu, de comprendre l'intense frustration que peut provoquer une telle situation. Peut-être encore plus quand le boulot en question est un taf de saisonnier en station, ou que l'on s'est blessé la veille sur le rail le plus pourri du park. Ce sont des moments difficile à vivre, et nous sommes de tout cœur avec toi. Garde le moral et dis-toi que la prochaine grosse session de pow, elle sera pour toi!

As-tu d'autres exemples dans ce domaine? Raconte-nous tout ça dans les commentaires en dessous et si vous en trouvez asses, nous ferons un autre post avec d'autres animations!