"Comment je me suis cassé le vagin en snowboard" - Onboard Magazine FR

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Opinions

“Comment je me suis cassé le vagin en snowboard”

Attention: Contenu explicitement explicite

Illustrations // Kieron Black

Par // Polly Baker

Voici une histoire hallucinante, que l’on a recueilli auprès d’une jeune rideuse anglaise, décidémment courageuse et surtout pleine d’humour. Une histoire vraie, qui on l’espère en évitera d’autres de ce type…

J’ai raconté cette histoire tellement de fois… elle a atteint une telle réputation parmi mes potes que l’on me demande souvent de la raconter encore et encore, particulièrement s’il y a quelqu’un de nouveau dans le groupe. J’ai maintenant un peu peur qu’elle ne circule dans mon dos, et que ça ne devienne, à cause d’un effet de téléphone arabe (désolée pour cette expression explicitement raciste et débile), une plâtrée de conneries portant atteinte à ma réputation déjà, il faut l’avouer, très largement discutable. Je saisis donc cette opportunité d’expliquer la vérité nue et d’évacuer par la même occasion tout développement potentiel de légendes infondées. Attention : ce n’est pas pour les âmes sensibles, et le surnom « points de sutures » qu’on m’a attribué n’est pas arrivé par hasard. Il y a du contenu plus qu’explicite dès le début, mais (et vous me remercierez quand vous aurez commencé à lire), il n’y aura pas de photos.

Ce qui s’est passé ensuite est tout bête : je suis tombée en sortant d’un télésiège.”

Tout commence lors d’un trip snow en famille. Il s’avère que c’était aussi le premier et le dernier voyage de ce type en famille, je sais bien que ce n’est pas de ma faute, mais bon…ya de quoi culpabiliser. Dans ma famille, les gens ne sont pas des grands rideurs (ni skieurs) à la base, donc assez difficile de trouver quelqu’un avec un niveau potable, mais j’ai découvert en ma cousine un bon partenaire étant donné que c’est une snowboardeuse relativement expérimentée. Mais il s’avère que mon choix de camarade de ride n’aura pas été d’un grand secours le moment venu…

Ce qui s’est passé ensuite est tout bête : je suis tombée en sortant d’un télésiège. « Hahaha la blague ! » Je t’entends déjà rigoler d’ici ! Bon c’est normal, c’était vraiment un truc de débutant et la moquerie est bien méritée, malgré les nombreux arguments et les quelques excuses que j’ai réussies à me trouver mais avec lesquels je vais pas t’embêter ici. Mais, une erreur fatale, bien plus importante et grotesque, se cache derrière cette simple chute : j’avais tout simplement oublié de replier mon spoiler avant de monter sur le télésiège. Les blessures dont on a l’impression qu’elle auraient pu être évitées sont toujours les pires et si c’est quelque chose que tu as l’habitude de faire, je te garantis qu’après la lecture de ce témoignage tu ne le feras plus jamais. Je suppose que j’ai sorti mon pied de la board pour me stabiliser, mais au lieu de cela, j’ai glissé sur de la glace très compacte, ce qui m’a fait faire une espèce de manœuvre de grand écart. Les jambes écartées et déséquilibrées, j’ai glissé en arrière et là… je me suis littéralement assise sur mon spoiler. Et, pour être bien clair, je veux dire par là qu’il est rentré dans ma… Enfin, tu as compris !!! Ouais. Aïe. Vraiment Aïe.

Ma très gentille cousine, apparemment complètement désemparée, est devenue complètement hystérique et s’est tapé un gros fou rire (#WTF). Je me suis vite relevée, essayant autant que faire se peut de ne pas toucher mon entrejambe à la Michael Jackson et j’ai remis mon masque pour cacher les larmes de douleur qui coulaient sur mon visage. J’ai pris mon courage à deux mains, ressaisi le peu de fierté qu’il me restait et, une fois que ma cousine eut cessé de rigoler bêtement et de manière si malvenue, nous avons continué notre petit tour dans la station des Trois Vallées.

“Bien sûr, partout je m’asseyais la blancheur immaculée de la neige prenait une couleur pourpre vive et facilement reconnaissable.”

C’est seulement deux heures après que je me suis rendu compte du phénomène : «Mmhh… tu saignes pas un peu là ? » Bien sûr, partout où je m’asseyais la blancheur immaculée de la neige prenait une couleur pourpre vive et facilement reconnaissable. Et en plus, je portais un pantalon de snowboard de couleur très claire, ce qui m’a valu une espèce de grande tâche horrible. J’ai pensé que c’était une bonne idée de rechercher la confidentialité d’un restaurant d’attitude pour, mmmh disons, vérifier les dégâts. Ce que j’ai découvert étais tout simplement affreux.

Des flaques de sang s’étaient formées dans mes sous-vêtements, puis avaient dégouliné le long de mes jambes, et cela avait même trempé mes chaussettes et mes boots (quand j’ai plus tard rincé mes vêtements dans la baignoire du chalet, on aurait juste dit une scène de Psychose). Je ne comprends même pas comment j’ai pu ne pas voir une telle quantité de sang, j’avais clairement besoin d’une assistance médicale, et on était à présent bien engagées dans la vallée de Val-Thorens et surtout très loin de notre chalet de Courchevel. Je n’avais vraiment pas envie de m’expliquer auprès des pisteurs, j’ai donc décidé de rider jusqu’au village et de prendre un bus pour rentrer au chalet. J’ai littéralement dépouillé la trousse de premiers secours du restaurant, je me suis fait un pansement de fortune avec un peu de gaze et de bandages, puis moi et mon pantalon taché de sang somme descendus en ridant tant bien que mal.

“Je n’étais pas du tout enchantée par la nouvelle, parce qu’à Mon goût, beaucoup trop de personnes étaient impliquées dans cette histoire de vagin.”

De retour à Courchevel et dorénavant aux petits soins par la mère (et ce fut certainement l’une des situations les plus réconfortantes alors que je souffrais d’un cas rare de « cassage de vagin »), on m’a conduit au centre médical, seulement pour entendre dire qu’il fallait absolument que j’aille à l’hôpital. Je n’étais pas du tout enchantée par la nouvelle, parce qu’à mon goût, beaucoup trop de personnes étaient impliquées dans cette histoire de vagin. Nous sommes donc descendus dans la vallée où quelques professionnels de santé ont chacun exprimé leur verdict spéculatif sur mes bijoux de famille blessés.

Il n’étaient pas super à la pointe en termes de respect de la vie privée dans cet hôpital, à plusieurs occasions, les docteurs m’ont abandonnée, les jambes écartées sur le lit, sans rien pour me planquer, et en oubliant de fermer la porte alors que tout le monde passait dans le couloir (je ne peux, aujourd’hui, que présenter mes plus plates excuses à tous ceux ont vécu un bio choc à vie en passant dans ce couloir). Finalement, deux infirmières ont fini par recevoir l’injonction de me ‘réparer’. Alors qu’elles étaient près du lit, ragassant des trucs en français au-dessus de ma moitié inférieure complètement à poil, les jambes écartées et à leur plus grande merci, dans une dernière humiliation, l’une des infirmières a brandi une aiguille et du fil en l’air et s’est exprimée : « Maintenant, je vais rapiécer ce carnage».


Tu as une histoire de blessures à retourner les estomacs ? Envoie-nous un e-mail pour nous raconter, même avec des images difficiles…

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