Camping en Alaska - L'Interview de Thomas Delfino - Onboard Magazine FR

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Camping en Alaska – L’Interview de Thomas Delfino

[Delfino, camping des plus sauvages en AK. Photo: Zach Clanton]

Cela fait maintenant plusieurs années que Thomas Delfino s’éloigne peu à peu des snowparks pour se consacrer à quelque chose de plus naturel, une activité qui lui ressemble davantage. Dans cette optique, il a aussi intégré le team Picture, qui partage avec lui pas mal de ses valeurs. Un team qui s’est aussi étoffé ces dernières années de riders de renom tels que Janne Lipsanen ou Aluan Ricciardi. Au printemps dernier, Thomas est parti en Alaska sur un trip des plus roots, et nous voulions donc en savoir plus sur cette expédition…

Ton histoire d’amour avec l’Alaska remonte à quand ?

Il y a trois ans je suis parti en trip dans les Iles Aléoutiennes. C’est la que j’ai rencontré Cody Booth, rider Rome, et Zach Clanton, photographe. Ces deux gars passent quasiment tout leur hiver en Alaska, et c’est un peu eux qui m’ont invité à les rejoindre sur ce trip. Ça n’avait pas pu ce faire en 2015, mais cette année, je voulais vraiment que ca ce fasse. Avec nous il y avait Zach Mills, un gars qui fait que du splitboard (en hard boots). Il est vraiment cool, il vit dans sa voiture et va où la vie le mène. Il y avait aussi Cyndi et Zach Grant (oui ça fait beaucoup de Zach) qui ne font que du split aussi. Sans oublier Ben Nardini, le filmer Almo, puisque les images étaient pour cette prod. C’était vraiment cool d’être tous ensemble, complètement perdus au milieu de nul part.

Justement, raconte-nous plus précisément ton trip de ce printemps, comment ça s’est passé pour toi?

L’Alaska version bio tu connais? Haha, Juste une tente et une bonne paire de peau de phoque. Bon ça c’est sans compter sur toute l’organisation préalable. On s’est fait larguer au milieu de nul part sur un glacier en Alaska. Pas d’hélicoptère, mais pas de guide non plus, ça veut dire plus de liberté, mais aussi qu’il faut assurer notre propre sécurité. Sachant que les secours sont à au moins 1h30 d’avion, notre approche de la montagne était complètement différente de ce que peuvent avoir les crews qui shootent en Heli. Juste être poser la dans ta tente au milieu de ces mega montagnes tout autour de toi t’impose le respect. Tu vis vraiment au rythme de la montagne sans forcer les choses. En fonction de la météo mais aussi du temps d’ensoleillement dont tu dispose. Quand tu es au camp, une fois que le soleil est passé derrière la montagne la température chute terriblement et tu as plus envie de te blottir dans ton duvet que de traîner dehors.

Avais-tu des attentes en y allant, lesquelles et ont-elles été satisfaites?

Ce que je voulais en allant la bas c’était d’être au plus proche du milieu qui nous permet de rider. Pouvoir ressentir le froid la nuit et l’effort le jour. Pas simplement venir voler quelques virages à la montagne mais devoir travailler un peu plus pour goûter aux joies de la pow et du raide. Et j’ai été servi.

 La question qui tue: alors, ça fait peur l’AK? 

L’Alaska ça fait peur oui. Ça n’a rien à voir avec ce que j’avais fait avant (même si j’étais déjà venu en Ak avec Rome, dans les montagnes de la chaîne Aléoutienne, ce qui n’avait rien à voir). Tout est plus. Les montagnes sont plus grande, les pente plus raide les avalanche plus grosse, mais à la fois la neige est plus stable, les distances plus longues… Ça demande juste d’y aller petit à petit sans brûler les étapes.

Où te sens-tu le mieux à présent: sur un gros park sapé au laser, ou sur une pure zone backcountry?

C’est toujours super plaisant de se pointer le matin dans un Park shapé au laser avec de la bonne neige. Ça reste un des aspects les plus fun du snowboard et j’aime vraiment ça. Mais quand tu débarque dans une zone backcountry c’est ton imagination qui prend le relai. Tu cherches les lignes, les jumps, et tu construit ton propre Park. Ça demande plus de travail mais c’est aussi génial.

Au fil des saisons, il semble qu’on te voies prendre un virage différent du freestyler habituel, peux-tu nous en dire plus là-dessus? Ton approche particulière etc.

Oui je me dirige de plus en plus vers le freeride c’est clair. On peut dire que je me suis lasser de passer des journées entière à faire des bloques pour construire des kickers. J’aime toujours ça mais je veux aussi faire d’autres choses. Je trouve aussi fun de claquer un gros trick sur un gros kicker que de passer la journée à grimper une montagne et de descendre en 3 minutes.

Je me sens investi dans cette démarche écolo et en tout cas je fais le maximum au quotidien pour ne pas contribuer à la dégradation de notre environnement.

Comment t’es-tu rapproché de Picture Organic Clothing? Est-ce aussi par rapport à ton approche de la montagne?

Il ne faut pas oublier que Picture à été fondé par 3 snowboardeurs. Et ils ont voulu commencer à construire à Team au moment où moi j’étais en transition. Ça tombait à pic.

Est-ce que l’angle écologique de cette marque fut un aspect important pour toi? En quoi?

C’est clair que l’engagement environnemental de la marque est important à mes yeux. Prendre soin du monde dans lequel nous vivons aujourd’hui me paraît indispensable pour que les générations futures puissent profiter de la nature. Je me sens investi dans cette démarche écolo et en tout cas je fais le maximum au quotidien pour ne pas contribuer à la dégradation de notre environnement. Rider pour une marque avec ces valeurs là est important à mes yeux.

Method avec une petite vue sympatoche... Photo: Zach Clanton
Le snow à l'état pur. Photo: Zach Clanton

Par rapport à l’approche environnementale chez Picture, peux-tu nous dire des projets, des idées sur lesquelles tu bosses avec eux ?

On essaye d’organiser des trips en accord avec les valeurs de la marque. Le trip split en Alaska tombait pile poil. Il y a d’autres projets sur lesquels on bosse ou qui n’ont pas pu voir le jour l’année dernière. Plus dans la découverte de nouvelles cultures, et d’essayer de mettre en place des solutions pour que les populations locales tirent vraiment parti de notre visite chez eux.

Parle-nous du matos que tu utilises particulièrement chez Picture Organic Clothing?

Chez Picture je ride essentiellement la ligne “Expedition”. Ce sont des produits haut de gamme sur lesquels je peux compter pour rester au sec le plus longtemps possible.

Quels sont tes plans pour cet hiver?

Retourner en Alaska, à peu près avec le même crew. Plus longtemps cette fois, en organisant plusieurs camps. J’ai le sentiment que ce qu’on a fait avec Almo en 2016 n’était qu’un aperçu de ce qu’on peut faire la bas.

Tes autres sponsors ?

En dehors de Picture, il y a Rome SDS et Vans.

Photos: Zach Clanton

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