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Interviews

Au Sommet – L’interview de Ståle Sandbech

Paroles de Champion

[Ci-dessus – Rien ne vaut un coucher de soleil à Folgefonna. Photo: Frode Sandbech]

Dans 10 ans, quand on demandera aux jeunes snowboarders quels sont les riders par lesquels ils ont été le plus influencés, qu’ils aiment regarder et auxquels ils ont envie de ressembler, cela ne fait aucun doute qu’une grande proportion d’entre eux mentionneront Ståle Sandbech. Il est, c’est indiscutable, l’un des snowboardeurs aux talents naturels les plus stylés et les plus techniques de la planète.

On l’a vu et lu de nombreuses fois, simplement parce que c’est vrai. Mais Ståle fait partie de ceux qui pensent que, bien que le style soit un aspect unique et individuel chez un snowboarder, il y en a tout de même certains qui le pousse dans la bonne direction : loin d’une sorte de gymnastique aérienne, il s’agit plutôt d’en revenir à la créativité et à la passion, d’être impatient de tester un nouveau trick ou de le faire d’une manière différente. Et à l’image du sport que nous aimons tous, de faire preuve de personnalité et de d’originalité.

La partie nord de l’Amérique idolâtre bien sûr Mark McMorris dans le snowboard contemporain, mais nous nous avons Ståle. Qui d’autre que lui pourrait tourner une vidéo de cinq minutes sur un seul jump, balancer régulièrement des edits de malade, tourner un film entier avec ses potes de longue date du crew RK1, poser deux cover shots dans le magazine que tu aimais tant, sortir une full part avec un niveau incroyable d’image dont toutes pourraient très bien devenir célèbres, tout en ayant le temps de scorer des podiums et des victoires dans tous les plus gros contests de slopestyle et big air du monde ?

Ståle Sandbech réussit ces tours de force à chaque fois, année après année. Il était donc temps de lui rendre l’homme qu’il mérite…

“Il n’y a pas de formule magique pour le snowboard. Tu dois juste trouver ton chemin, il n’y a pas de voie idéale.”

Ståle faisant déjà honneur à la couverture d’un vieux numéro papier de 2010.

[Ci-dessous – Ståle envoie du lourd à Vierli. Photo: Frode Sandbech]

Photo: Frode Sandbech

Nous connaissons très bien ton frère Frode, pour avoir publié régulièrement ses photos dans le magazine depuis le début des années 2000. Quel type d’influence a-t-il eu sur toi? 

Et bien, il m’a offert mon premier snowboard à Noël et il était là lors de mon premier jour sur un snowboard… Mais c’en est resté là pendant plusieurs années ensuite. Je ne ridais jamais avec lui ; il était toujours en train de shooter à droite à gauche, de faire ses affaires et moi je ridais avec mes potes. Frode a par contre toujours été là quand j’ai progressé, il tournait des films et j’ai eu quelques images dans l’un d’entre eux. Il m’a toujours aidé pour la prise de photos et les sponsors parce qu’il savait très bien comment tout cela fonctionnait, à la différence d’un gamin de 14 ans qui essayait tant bien que mal de gérer des contrats. Il a toujours été la pour ça, et ce fut une aide précieuse c’est certain.

De plus, il possédait tous les films de snowboard, donc tu imagines l’inspiration! Il avait une incroyable vidéothèque snowboard dans notre cave, et je matais un tas de films tout le temps. Il me disait ce qui était cool et ce qui ne l’était pas. J’ai donc appris beaucoup de choses très tôt. Frode a 16 ans de plus que moi, tu vois ? J’avais huit ans quand j’ai démarré, donc quand j’étais encore un tout petit gamin, lui il faisait des grosses teufs, et ce bébé qui se réveillait à six heures du matin et galopait partout dans la maison, ça l’emmerdait un peu. C’est mon frère, mais nous avons vraiment une grosse différence d’âge donc nous n’avons jamais vraiment traîné ensemble tu vois ? On ne s’est jamais engueulés ni battus parce qu’il était déjà très grand quand moi je n’étais qu’un gosse.

Frode a toujours été mon héros et je crois qu’il le sait, mais je sais bien que ce n’est pas non plus Superman… Presque, mais pas tout à fait quand même.

[Dessous – En plein tweak au-dessus des nuages à Laax. Photo: Frode Sandbech]

Rider la vague blanche jusqu'aux abysses... Photo: Sami Tuoriniemi

Parlons un peu de cette semaine du Laax Open 2016, puisque tu en reviens. Tu était déjà à Laax depuis longtemps, n’est-ce pas ?

Yeah man ! Moi et Sven (Thorgren), on était là 10 jours avant le début de la compétition. Je crois qu’hier c’était notre 14e jour de snowboard d’affilée et puis après on a fait le contest. On aurait peut-être dû se reposer quelque jours avant, comme tu peux le voir je me suis blessé à l’épaule, au coude, à la cheville, au genou, et au dos…. Mais c’était trop kiffant ! Ça fait donc 15 jours d’affilée aujourd’hui enfin pas pour toi Sven… lâcheur va ! [rires]

C’était vraiment bon. On espérait qu’il y aurait un peu plus de jumps et de préparation pour la saison de compétition, mais la neige n’était pas au rendez-vous et on avait pas vraiment la motiv’ d’aller aux États-Unis pour se prendre encore du jet lag dans la tronche. On s’est donc tapé des rails et des carves pendant 10 jours.

Que penses-tu du parcours du slopestyle au Laax Open ?

Le parcours était dingue ! Bon, c’est clair que j’ai senti les impacts sur les transitions, j’aimerais bien qu’il y ait un peu plus de réception, c’était l’un des parcours les plus incroyables qu’on ait ridé depuis un moment. Malheureusement, j’ai un peu merdé sur mon run en posant le cul, j’y étais presque mais j’avais besoin de plus de temps. J’ai essayé, mais si tu regardes la vidéo au ralentis, tu peux voir que je lutte comme un malade pour essayer de tenir le coup… Mais non : j’ai posé la boîte à caca!

Et tout ce carving, pourquoi penses-tu que c’est à la mode en ce moment ?

Parce que tout le monde peut le faire et tout le monde peut s’identifier à ça. Si tu fais un méchant carve flip comme Alek Østreng, c’est chaud, mais c’est toujours possible pour tout le monde, mais quand tu vois des triple corks, tu te dis : « Bah c’est mortel, mais je veux pas faire ce genre de trucs. » Bon c’est clair qu’il y a des kids qui ont vraiment envie de se taper des triples corks, mais je crois que ça va tellement loin que c’est difficile de se relier à ça pour des gens normaux, qui finalement apprécient mieux les trucs un peu plus petits.

On va continuer de faire des triples en contest, mais j’espère, et je crois, que ça va changer pour qu’on voit des tricks un peu plus créatifs, avec plus de style. Il y a toujours du style bien sûr quand des riders font ces tricks, mais il manque un style unique et individuel… Comme essayer d’aller dans d’autres directions que la rotation à plat ou le flip, comme changer de grab, changer les axes… Cette semaine, il y a des hits de pipe et de quarterpipe dans le parcours et beaucoup disent que le quarterpipe du bas est vraiment merdique… En fait, il y a beaucoup d’impact dessus, mais il n’est pas merdique : c’est juste qu’ils ne savent pas comment le rider. Ils disent qu’il est merdique mais il n’y a pas de règle dans le slopestyle, personne ne dit qu’il ne doit pas y avoir de quarterpipe dans un parcours !

Devrait-il y avoir encore plus de transitions sur les slopestyles ?

Ça devrait juste changer plus souvent au lieu d’être toujours trois rails et trois jumps. Habituellement, il y a un down rail et un shootout rail, puis après trois sauts, c’est vraiment standard et tu sais ce que les gens vont faire dessus. Ce serait mieux de changer un peu tout ça. J’ai d’ailleurs bien aimé votre article sur ce sujet, très intéressant…

Alek et Ståle en doublons sur un quarterpipe. Photo: Frode Sandbech

“cette semaine, il y a des hits de pipe et de quarterpipe dans le parcours et beaucoup disent que le quarterpipe du bas est vraiment merdique… En fait, il y a beaucoup d’impact dessus, Mais il n’est pas merdique : c’est juste qu’ils ne savent pas comment le rider.”

Just one jump, man! Photo: Frode Sandbech

En termes de style, quels sont les riders qui te font vibrer ? Et qui te faisait rêver quand tu étais plus jeune ?

Quand j’étais plus jeune, mon idole était JP Solberg, c’était vraiment celui que je préférais. C’était le meilleur, et un jour, alors que j’étais parti avec mes parents, il était en fait chez moi en train de faire des photos avec mon frère. Il m’a signé un petit mot sur mon mur et j’étais comme un fou ! Donc oui, c’est JP, sans aucun doute. J’ai toujours été un grand fan d’Eero [Ettala], et je viens de Norvège, donc je suis obligatoirement un fan de Terje [Haakonsen], mais je pense aussi que Mikkel Bang a eu une grande influence sur moi. Il était vraiment à proximité, et il m’a fait réalisé que tout était possible, parce qu’il faut dire que les autres étaient quand même très loin dans mon esprit. Je l’ai vu quelques fois sur ma montagne, j’avais tous les articles de journal à son sujet, je les découpait et tout. J’étais un vrai fan quand j’étais gosse !

Aujourd’hui, Alek [Østreng] est mon rider favori, de loin. C’est aussi celui avec lequel je préfère rider. C’est toujours intéressant de le suivre, il peut tout faire, mais il ne le fait pas très souvent en contest. Il pourrait faire des runs bien meilleurs que ce qu’il tente la plupart du temps, je crois que, pour lui, tout cela vient spontanément tu vois ? Quand il prend vraiment du plaisir, qu’il prend tout ça comme un jeu, il envoie du lourd. En fait, je suis quasiment sûr qu’il a posé tous les tricks vraiment méchant en premier, avant tout le monde, et puis qu’ensuite, il ne les as jamais refaits, tout simplement. Comme le double frontside Rodeo qu’il a posé dans le film Forum : s’il avait continué à faire ça, il aurait gagné tous les contests de Big Air auquels il a participé, mais il l’a simplement fait une fois et puis, trois ans plus tard, il l’a refait une fois. Une seule fois…

[Dessous – Gros gap en Arlberg. Photo: Frode Sandbech]

Est-ce que tu éprouves des difficultés à conserver cette attitude positive qui te permet de prendre tout ça comme un jeu lorsque tu es dans un environnement de compétition ?

Non, mais quand tu es sur un contest et que tu dois t’entraîner, tu n’es pas dans le même état d’esprit que quand tu rides normalement. Chacun a un état d’esprit différent des autres. Je pense différemment, Alek pense différemment, Sven pense différemment… C’est comme ça que tu rides. J’aime bien faire beaucoup de sauts droits quand je découvre un parcours et puis je rentre progressivement dans les tricks. Sven préfère répéter à fond son run pendant l’entrainement. Puis il y a Shaun White, qui aime rider tout seul dans la forêt, planqué sans personne…C’est quelque chose que je ne pourrais pas faire, je déteste rider tout seul. Je respecte Shaun, mais c’est quelque chose d’assez spécial chez lui, il est capable de repousser ses limites, tout seul. Moi je ne suis pas capable de faire ça. Si je suis tout seul, je ne vais quasiment pas aller en montagne.

C’est vraiment cool d’observer chaque rider par contre. En ce moment, je ferais un Big Up pour Darcy Sharpe, je crois vraiment qu’il ramène un peu de saveur à tout ça. C’est un mec radical, tu peux voir qu’il envoie méchamment. Il est vraiment grave sur les rails et il change toujours les grabs et le style, il a toujours quelque chose de nouveau à montrer, et toi t’es là : « waouh, je ne m’attendais pas du tout à ça ! »

“OUAIS, JE CROIS QUE C’EST CE QU’IL Y A DE PIRE EN CE MOMENT. PERSONNE NE PARLE AUX AUTRES DES ÉVÉNEMENTS PARCE QUE LE PLANNING EST HORRIBLE. C’EST NUL, ÇA NE POURRAIT PAS ÊTRE PIRE.”

Photo: Frode Sandbech

[Dessus – Profiter à fond du temps qu’il a entre les contests ? C’est fait. Photo: Frode Sandbech]

Qu’est-ce qui fait un bon style? Est-ce que c’est le fait d’être unique ou y a-t-il une formule magique?

Il n’y a pas de formule magique dans le snowboard. Tu dois juste trouver ton chemin, il n’y a pas de voie idéale. Chacun voit les choses de manière différente quant à ce qui est cool ou pas. Et c’est particulièrement le cas des Methods. Beaucoup de gens disent : « c’est ça un vrai Method, non, c’est ça le vrai Method… ». Il n’y a pas de vrai Method. Tu dois juste trouver ce que tu aimes et la manière dont tu aimes le faire. Et c’est pareil pour tous les tricks.

“OUAIS, ÇA TOURNE DANS MON ESPRIT. PARFOIS, JE PENSE À DES TRUCS PENDANT UN MOMENT, PARFOIS JE SUIS JUSTE À FOND, PEUT-ÊTRE QU’IL Y A UNE BELLE FILLE QUI PASSE SUR LE CÔTÉ ET JE ME DIS « PUTAIN, JE VAIS ENVOYER DU LOURD LÀ».”

[Dessous – Des conditions exceptionnelles pour envoyer jusqu’au ciel. Photo: Frode Sandbech]

Beaucoup de gens pensent que tu es l’un des snowboarders les plus stylés d’aujourd’hui. Y a-t-il quelque chose sur quoi tu t’es focalisé en particulier en améliorant ton style ou est-ce que cela te vient naturellement ?

Je pense que ça me vient un peu naturellement, mais en même temps, mon frère m’a beaucoup parlé de l’importance du style quand j’étais gosse, donc c’est venu assez tôt. C’est vraiment la manière dont tu bouges, ton langage corporel de manière générale. Tu ne peux pas le forcer, bien sûr, peut faire des tricks plus cleans ou tweaker au max, mais tu ne peux pas avoir les mêmes mouvements de corps et de bras, ni la même forme de corps que les autres. C’est quelque chose que tu dois apprendre par toi-même, mais c’est surtout quelque chose qui est inné je pense. En plus, il y a cette passion que tu mets dans le fait de découvrir de nouvelles manières de poser un trick, de faire des grabs, tu dois rester créatif et passionné au lieu de juste essayer d’envoyer un nouveau trick de la manière la plus simple. Si tout le monde s’en foutait du style, les tricks seraient beaucoup plus faciles, si les boot grabs n’étaient pas vraiment un problème… si tu veux faire un trick difficile avec un bon style, ça le rend encore plus difficile.

[Dessous – Triple Back Indy au Air + Style de Pékin. Photo: Sami Tuoriniemi]

 

“ESPÉRONS-LE, AU FINAL ON POURRA TOUS ÊTRE SUR LA MÊME LONGUEUR D’ONDE ET ON AURA UN TOUR LÉGITIME, QUI PRENDRA LE DESSUS, AFIN QU’ON NE SOIT PAS OBLIGÉ DE FAIRE LES JO. ON POURRAIT JUSTE FAIRE NOTRE PROPRE TOUR, ET AVOIR ÇA TOUS LES ANS AU LIEU DE TOUS LES QUATRE ANS.”

Est-ce que c’en est parfois un peu trop, de voyager tout en travers le monde d’un contest à l’autre ? Est-ce que parfois tu en as un peu marre ? 

Ouais, parfois j’en ai un peu marre à la fin de la saison, mais c’est juste que je dois faire un peu autre chose, tourner, prendre du plaisir. Mais il y a tellement de facettes dans le snowboard, que tu ne t’ennuies jamais. Tu peux aller rider un peu de poudreuse, puis revenir en contest… Il faut juste faire des petits changements de temps en temps, et c’est toujours un plaisir.

[Dessous- Ståle essaie d’eclipser le spot à lui tout seul, littéralement. Photo: Frode Sandbech]

Est-ce que tu penses qu’un tour mieux organisé verra le jour, sans toutes cette ‘politique’ autour ?

Je pense que le planning est en discussion depuis longtemps, mais ça ne devrait pas être trop compliqué à réparer. Même s’ils ne sont pas dans le même tour, que ce soit le World Snowboard Tour, les X Games, le Dew Tour, le Air & Style… ils veulent tous avoir les meilleurs riders et veulent ce qui se fait de mieux dans le snowboard. Cela profiterait à tout le monde si on pouvait faire en sorte que ce soit plus facile et moins cher pour les riders. Il y a déjà contests qui ne payent pas beaucoup. Certains riders qui n’ont pas de bons sponsors doivent travailler l’été pour se payer tout ça, donc ça aiderait au moins ceux qui sont dans ce cas. Et on peut espérer que le prize money augmentera aussi, comme au Laax Open. Au final on pourra tous être sur la même longueur d’onde et on aura un tour légitime, qui prendra le dessus, afin qu’on ne soit pas obligé de faire les JO. On pourrait juste faire notre propre tour, et avoir ça tous les ans au lieu de tous les quatre ans.

“J’AIMERAIS QUE TOUT LE MONDE SE REMETTE À RIDER DES PIPES. J’AIMERAIS QUE LE TOUR PRENNE UNE AMPLEUR GÉNÉRALE, AU LIEU QUE TOUT LE MONDE SE METTE À FAIRE DES QUADS, ON POURRAIT TOUS FAIRE DU HALFPIPE, DU SLOPESTYLE ET DU BANKED SLALOM, ON DEVRAIT TOUS FAIRE ÇA.”

Il y a toujours un moment pour s’échapper à Oslo. Photo: Frode Sandbech

Est-ce que tu as déjà essayé un quadruple cork ?

Non, jamais, je ne veux pas essayer. Si tout le monde le fait est que ça devient courant, j’essaierai peut-être aussi. Mais j’espère qu’on ira pas si loin. J’espère qu’on va prendre quelques années pour essayer de progresser dans d’autres directions et pour stimuler l’unicité et conserver de la vigueur dans le style pour que les gens puissent mieux s’identifier et ne pas finir comme une sorte de gymnastique acrobatique. Ce qui est assez cool dans le snowboard c’est que tu ne sais jamais quand ça va se passer, j’imagine que tout le monde sait que le quad arrivera bientôt, et de manière plus régulière, si ce n’est pas au Big Air des X Games, ce sera probablement la prochaine fois qu’il y a un gros jump.

Faire des tricks plus difficiles te permettra toujours de remporter plus de points par rapport aux runs pendant lesquels tu mets juste l’accent sur le style. Ce n’est donc pas facile pour vous les gars. C’est le mauvais type de progression qui est le plus reconnu.

Ça peut se passer sur le Big Air mais dans le slopestyle ça va être plus compliqué. Je ne dis pas que ça n’arrivera jamais mais ça prendra plus de temps et un seul trick ne te donnera jamais un run complet. Il faut aussi le reste. C’est pourquoi c’est assez triste qu’il n’y ait que de nouveaux contests de Big Air et pas de nouveaux contests de slopestyle. Il y a déjà assez de Big Air.

J’aimerais que tout le monde se remette à rider des pipes. J’aimerais que le tour prenne une ampleur générale, au lieu que tout le monde se mette à faire des quads, on pourrait tous faire du halfpipe, du slopestyle et du banked slalom, on devrait tous faire ça.

 

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