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Interviews

Miniview: Le Champion Du Monde de Freeride Émilien Badoux

Emilien on the Courmayeur stop – J. Bernard.

Pour changer du bad boy qui sort sa nouvelle vidéo de street avec des tricks new school et une musique invraisemblale, cette Miniview est dédiée à un rider tout fraîchement couronné Champion du Monde de freeride : Émilien Badoux. Dans un milieu du freeride de compétition très fermé, où chacun se bat pendant des années pour décrocher le Graal, il est arrivé il y a seulement trois ans et s’est déjà fait un nom. Et le plus étonnant, c’est que ce rider ultra polyvalent était, il y a à peine dix ans, un freestyler…

A quel moment précisément t’es-tu décidé à prendre ce tournant radical vers le freeride et pour quelle raison ?

Ça remonte au moment où j’ai commencé à prendre mes cours de moniteur de snowboard. Je faisais deux formations en parallèle : moniteur de snowboard et jardinier. J’étais très occupé et je n’avais que trois petits mois pour rider l’hiver. Donc j’ai fini par me focaliser sur ce qui comptait le plus à mes yeux : tracer de grandes lignes sur le magnifique terrain de jeux qu’offrent les Alpes.

Combien de saisons as-tu passées sur le Freeride World Tour?

C’était ma troisième saison cette année, même si j’avais obtenu une wildcard il y a 4 ans pour l’étape à Sotchi.

Pensais-tu être en mesure de remporter le gros lot quand tu as commencé tout ça et au vu du niveau de ride ?

Le fait est que, deux ans après le Verbier Extreme, j’ai dis à un ami : la première année, tu inspectes les types avec qui tu es en compétition et leurs atouts, et tu essaies de t’en rapprocher le plus possible. La deuxième année, tu sors de l’ombre, tu essaies de gagner quelques contests. Et la troisième année, tu gagnes ! Je ne peux pas dire que j’avais prévu le coup, mais c’est marrant de penser à tout ça maintenant que j’ai gagné le titre.

Émilien sur une méchante face la saison dernière – D. Carlier.

Qu’est-ce qui a fait la différence cette année ?

J’avais une meilleure préparation physique, pour commencer. Mais ce qui a vraiment fait la différence pour moi, c’est de remporter à Chamonix. J’en rêvais, et le fait de le réaliser m’a prouvé que mon rêve était possible. Ça m’a donné confiance en moi pour toute la saison et je suis entré dans une nouvelle ère.

Qu’as-tu appris sur le Freeride World Tour?

La compétition, de manière générale, t’apprends à canaliser tes émotions, à en faire un atout, plutôt qu’un problème. Quand tu es vraiment sous pression, tu peux toujours faire de ton mieux, quoi qu’il arrive. Et sur le plan technique, j’ai aussi beaucoup appris. Tu envisages des lignes si différentes et si nombreuses dans des endroits si variés, que tu en apprends beaucoup sur la montagne, sur la neige, etc.

Voici l’époque où Émilien était un freestyler.

Quelles sont les atouts de tes années de freestyle que tu utilises le plus ?

Le freeride tourne vraiment autour de l’expérience et du fait d’être capable de canaliser ses émotions. Je pense que le freestyle m’a aidé en cela, parce que c’est aussi très effrayant de se lancer sur un énorme jump ! Quant à la technique, peut être un peu plus de style, je ne sais pas ! Le style compte aussi maintenant dans le freeride, donc c’est toujours un plus.

Est-ce qu’il y a eu des moments où tu as eu peur l’hiver dernier ?

Oui, mais je les ai gérés. Au début de l’hiver, sept personnes sont mortes dans les alentours et les conditions étaient super dangereuses. Dans mon entrainement de début de saison, j’ai dû rentrer à la maison plusieurs fois parce que je ne me sentais pas de faire ces runs à cette époque là. On doit toujours suivre son instinct, particulièrement dans un environnement hostile.

Quel a été ton meilleur run ?

Je crois que je l’attends toujours, haha ! Et c’est pourquoi vous allez me voir pendant un moment !

Donc tu reviens à coup sûr sur le Freeride World Tour l’hiver prochain ?

Oui bien sûr ! J’ai pensé à me retirer si je devenais champion du monde, mais aujourd’hui je réalise que je peux accomplir bien plus sur ce tour que tout ce dont j’ai jamais rêvé, et ma technique continue d’évoluer ainsi que mon approche générale de la montagne, donc bien sûr, j’en veux encore plus maintenant ! De plus, j’ai toujours voulu rider en Alaska et c’est au programme de 2014/2015, donc je ne voudrais pas rater ça !

Les sponsors d’Émilien Badoux sont Rip Curl, Nidecker Dragon, Bern et Téléverbier.

En plein escalade à Verbier – D. Carlier.

 

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