FACE/TIME - Kevin Bäckström - Onboard Magazine FR

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KB en chute libre au BC. Photo: Sami Tuoriniemi

Kevin Bäckström est passé d’un grom super-prometteur, à la bête noire de la fédération suédoise du snowboard, pour devenir une pièce maîtresse de la web séries la plus populaire du monde magique d’internet : BYNDxMDLS.

Avec la sortie hier du film intégral BYNDxMDLS, on s’est dit que ce serait l’opportunité de discuter un peu avec ce dude sur l’état actuel du contenu vidéo dans le snowboard…

Les films de snowboard était-il important pour toi quand tu étais petit ?

Ouais, les films étaient vraiment importants pour moi quand j’étais petit. J’ai grandi en Suède, plutôt vers le sud. On avait une petite colline : pas beaucoup de modules ni quoi que ce soit, et quand on voyait des films de snowboard, on regardait les tricks qu’ils faisaient et tout ça, et on partait sur la colline et on essayait de faire la même chose. On n’arrivait pas nécessairement à faire les mêmes tricks, mais on faisait des trucs un peu similaires… [Grâce aux vidéos,] on pouvait voir toute la progression du snowboard dont on aurait pas eu conscience étant donné le coin de la Suède dans lequel on habitait, tu vois ?

Que penses-tu de la plupart des films qui sortent en ligne de nos jours ?

Je ne suis pas sûr d’apprécier vraiment tous ces films de snowboard qui sont présents sur Internet aujourd’hui, mais on fait la même chose, donc je ne peux pas vraiment les détester [rires]. J’ai l’impression que quand j’étais jeune, quant un film sortait, j’étais vraiment super enthousiaste, mais aujourd’hui, on voit des vidéos toute la journée, c’est très différent. Mais c’est toujours agréable quand même, tu vois tellement de contenu toute la journée, ça te donne un peu le ton de ce que font les autres.

Souvent, la qualité des images diminue lorsque le prix de la production diminue : tout le monde peut faire des vidéos, tout le monde peut uploader des séquences. Va-t-on atteindre un point où ça en sera trop ?

À partir du moment où c’est du bon snowboard, j’aime regarder. Je ne sais pas si c’en est trop lorsque les gens uploadent sans arrêt, mais je pense que c’est assez cool de savoir que les jeunes peuvent se filmer eux-mêmes même s’ils ne sont pas connus et se faire un peu de notoriété comme ça. Je pense que c’est une bonne chose que chacun puisse faire de petites séquences, et, à la condition que ce soit du bon snowboard, je prends du plaisir à les regarder. Mais c’était aussi vraiment bon de voir les sorties exceptionnelles que peuvent faire les gros crews et j’aime bien mater ça aussi. Je vais mater des vidéos de snowboard si tant est que c’est de bonne qualité. J’aime ça, c’est comme ça.

Penses-tu que cela alimente aussi la progression ?

Bien sûr, la progression du snowboard va toujours de l’avant par ce que untel ou untel envoie un nouveau trick, qu’il le montre sur Internet et que les autres se rendent compte que c’est possible et le font à leur tour. Pas la peine d’attendre un an pour voir un film à sa sortie et d’attendre encore l’année d’après pour que les gens essayent même le trick. Donc je pense que c’est une bonne aide à la progression du snowboard, je ne sais pas si c’est positif ou pas, mais c’est comme ça.

Si l’on compare à 10 ans auparavant, il n’y a plus vraiment d’entreprises de production de films traditionnels qui fassent des films de grande qualité. Est-ce que le snowboard se dégrade de ce côté-là ?

J’aimerais que ce soit comme avant, les grosses compagnies de production de films et tout ça. Je me souviens que, quand j’étais petit, j’étais super enthousiaste quand je regardais les grosses vidéos. Et aujourd’hui, tu n’es plus vraiment impatient de ces moments où les films sortent. Tu vois, tu attendais toute une année pour qu’un film sorte et puis tu le voyais, ça te rendait fou. Mais aujourd’hui, tout sort tout le temps à tout moment, et tu n’as même pas le temps de tout mater. C’est un peu bizarre.

Penses-tu que les choses doivent changer ou alors que c’est trop tard et qu’on doit maintenant s’adapter ?

Je pense qu’on doit s’adapter à la réalité. On ne peut rien y faire maintenant qu’Internet est là. Mais en fait je fais la même chose, je mets des vidéos sur Internet parce que c’est ce qu’on doit faire aujourd’hui. Être présent sur la toile.

KB. En Nose Bone avec une lumière magique. Photo: Matt Georges

Étant donné que les riders prennent les choses en main eux-mêmes et produisent leur propre projet, penses-tu que cela a autant d’impact que, disons, une section dans un film d’Isenseven  ?

Non. J’ai l’impression que je dis toujours la même chose, mais à l’époque quand un film sortait, les riders qui étaient dedans étaient vraiment monstrueux. J’ai l’impression que c’était beaucoup plus big à l’époque, tout l’ensemble, tout le milieu… Je me souviens d’avoir été à l’European Open quand j’étais gosse et j’ai vu toutes les stars des films, et ils étaient vraiment impressionnants ! Aujourd’hui, tout le monde balance tant de séquences sur Internet que c’est vraiment difficile de se démarquer du lot. Tout le monde peut faire ses propres vidéos et elles sont quand même de bonne qualité globalement, donc c’est pas facile.

Est-ce que tu imagines qu’un jour les séquences de 15 secondes d’Instagram seront peut-être trop longues ?

Je n’en sais rien [rires]. Je pense que 15 secondes c’est vraiment trop court, et je ne pense pas que ce soit un jour trop long. Instagram c’est bien. C’est bien pour que les gens puissent montrer leur truc et que tous les gosses se tiennent bien à jour, que les sponsors soient contents et tout ça. Est-ce que vous avez vu Marcus Kleveland? Dude, tous ses films Instagram ? C’est mortel ! C’est complètement dingue, il est tellement bon. Il envoie vraiment la sauce sur Instagram. Il aurait dû tourner à l’époque, il serait vraiment une grosse star !

Moonboarding front 7. Photo: Sami Tuoriniemi

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