Onboard Send Off Session 2015 - Jusqu'au cercle arctique! - Onboard Magazine FR

Tout sur le snowboard, au travers de ses dernières news, ses dernières vidéos, présentations de produits et autres articles sur le snow et ses athlètes.

Share

La Finalnde! Le pays du soleil de minuit, du Père Noël, des saunas, des blondes, et des belges qui font des 180 back bonks au coucher du soleil. Seppe Smits a tout capté de l’ambiance locale. Photo: Matt Georges

Pour notre 4ème session Send Off, le crew Onboard a décidé de poser son camp de fin de saison à Levi, en Laponie, tout au nord de la Finlande. 8 crews de riders, et autant de talents européens réunis pour une semaine de shred très productif, voilà le programme… Et il fut largement rempli. Vous aurez attendu cet article patiemment, avec tous les edits des crews présents, mais voici enfin le reportage officiel.

AU CŒUR DU POULET

L’Europe est vaste, ses chaînes montagneuses nombreuses. Mais cette semaine-là, il nous a semblé que tout se passait ici, sous ces latitudes polaires. Choc culturel, climatique et temporel, Levi est une perle du nord qui n’a pas fini de scintiller.

C’est vrai, d’habitude tout se passe dans les Alpes. Il faut dire que c’est bien pratique: cette chaîne a tout pour elle, et peut tout offrir au snowboarder lambda comme au pro. Si on regarde sur une carte, on se rend compte que l’arc montagneux en Europe va en gros du nord de l’Espagne, aux îles Nicobar en Asie. On exagère à peine. En plus, les autes altitudes garantissent souvent de très bonnes conditions, et de la pow en veux-tu en voilà. Alors pourquoi se faire chier à partir là où on se les gèle même au printemps sur de petites collines insignifiantes?

Bonne question. Pourtant la réponse est toute simple: si on se veut européen, on se doit de parcourir le territoire que l’on est censé connaître. Et accessoirement, de vous faire découvrir à vous aussi, chers lecteurs, des lieux insolites où poser son Ptex. Et peut-être même vous faire rêver avec ces destinations que seul le snowboard peut nous amener à connaître.

C’est donc pour cela que l’on tient à faire de cette grosse session annuelle de fin de saison, un événement aussi itinérant que possible. Un event cool pour les lecteurs, pour les riders, pour les filmeurs et les photographes… Et ce fut le cas, nous le pensons. 40 des meilleurs riders européens, leurs filmeurs, plus notre crew de photographes et de journaleux-riders, ça ne pouvait que bien se passer. D’autant que pour cette occasion, les gens de Levi avaient mis les petits plats dans les grands, et nous ont accueilli comme des rois. Non seulement ça, mais en plus ils nous ont préparé un spot d’enfer, et nous ont laissé shaper des modules additionnels à notre guise, même dans la forêt. Le mois d’avril se rappellera de cette session, et les riders aussi!

Le grand rassemblement commença à l’aéroport d’Helsinki, tout le monde ou presque venant d’endroits différents en cette fin de saison. La sensation d’avoir un avion privé pour nous amener à 170km au nord du cercle polaire fut assez énrome: il n’y avait quasiment que nous dans le petit coucou Finnair à destination de Kittila. Notre chef photo Sami Tuoriniemi, presque local de l’étape, avait tout planifié avec l’équipe de la station de Levi, et s’était fait aider en cela par un crew prestigieux de Finlandais, qui participeraient bien sûr aussi à la session: Peetu Piiroinen, Markku Koski et Janne Korpi.  Des centaines d’appels Skype, d’emails et d’Instagrams plus tard, tout le monde était fin prêt pour que la semaine de shred démarre.

Markku Koski est le pilier de la Send Off, présent depuis les débuts. Il organise, shape, motive, et surtout ride comme un boss. Photo: Sami Tuoriniemi

Kevin Bäckström du crew BYNDxMDLS, Front 3 sur la session coucher de soleil. Photo: Sami Tuoriniemi

Nous voilà enfin à l’aéroport de Kittila. La station de Levi est déjà là pour nous accueillir, et a affrêté un bus pour nous mener directement à nos apparts. En repsonsables de la session, nous insistons quant à nous pour aller checker vite fait les dernières touches apportées au park. Impossible de rater le hip sur le bas de la colline: monstrueux! Et des modules partout, bien disposés pour créer une grande variété de lignes. Déjà depuis le parking, ça a de la gueule, on jubile.

Malgré leur trois médailles olympiques et titre de champion du monde réunis, Koski, Piiroinen et Korpi n’ont vraiment pas joué les reustas et nous ont aidé jusqu’au bout, même pour briefer les riders. Ils étaient le pivot central entre le team Onboard (très exigigeant sur les modules), les riders, et les shapers. Et comme on le verra un peu plus tard, ils ont en plus ridé tous les spots comme des enragés… Et pour les 37 autres riders, ils étaient une source de motivation et d’inspiration indéniables.

LES CREWS

Justement, parlons des 37 riders restant: ils étaient donc réunis en crews, c’était notre idée de départ pour cette session: avoir 8 crews invités, de manière à ce qu’ils puissent fonctionner ensemble, avec leur filmeur attitré, et shooter exactement ce qu’ils ont envie. Nous n’avions jamais réuni autant de monde sur une session, et même si la logistique et l’organisation nous a un peu impressionné au début, tout le monde y a mis du sien et tout s’est passé comme dans un rêve. Ou presque, mais nous y reviendrons plus tard.

Bien évidemment, il y avait une forte délégation finlandaise, comme on peut imaginer. Le crew Grindhouse en comptait quelques uns, mais il y avait aussi 3 autres crews nationaux: les WOP de Sami Luhtanen, le ‘Team Finland’ avec nos trois champions cités plus haut, et le crew 292. Un autre crew scandinave composé de Kevin et Tor (avec le renfort du Suisse Max Buri) formait le team BYND x MDLS. Plus quelques finlandais dans le crew Snackbreak également.

Le reste venait bien entedu d’Europe centrale, avec le team SHRED emmené par Alvaro Vogel, et les Frenchies (mais pas seulement) d’Almo Film. Bref, une belle représentation de ce qu’est le snowboard en Europe aujourd’hui: des talents venus des Alpes, d’Est en Ouest, avec en bonus une forte présence scandinave. Et oui, ils ont des années d’avance ces mecs, grâce à leurs installations, pas étonnant qu’ils se taillent toujours la part du lion sur tous les contests. Nos responsable y réfléchiront peut-être un jour, après ces moultes années d’échec à suivre le dictat du lobby français du ski… Mais revenons à nos moutons (pas de panurge, ceux-là).

Ce qui était particulièrement cool, c’était de voir de jeunes talents, comme Sparrow Knox, Max de Vries, ou Axel Thelen, rider avec des pros confirmés comme Kalle Ohlson, Brage Richenberg ou Seppe Smitts. C’est aussi pour cela que nous existons, non?

MÉTÉO

Dans ces contrées extrêmes, la météo est des plus imprévisibles. C’est un cauchemar pour tout organisateur, ou photographe qui se respecte. Nous avons checké les sites météo comme jamais, en réalité, tous stressés que nous étions de ne pas nous retrouver dans la même situation que l’an dernier en Autriche, où une seule après-midi de soleil nous fut accordée pour une semaine de tempête impraticable. Mille excuses pour ce lien en anglais, le site franças n’existait pas à l’époque…

Heureusement cette fois, les Dieux du ciel avaient décidé d’être nos potes toute la semaine, ou presque. C’était surtout étonnant quand nous rentrions du bar à minuit ou une heure du matin, avec un soleil radieux toujours très haut dans le ciel (et parfois même encore chaud).

Plusieurs semaines intenses de shape et de sueur allaient enfin donner leur résultat,sur une semaine complète de shred…

Il est peut-être celui qui a fait le plus d'avions pour venir nous retrouver. Brage Richenberg en a quand même bien profité. Photo: Sami Tuoriniemi

Les afterbangs de Peetu sur ces Cripplers étaient apparemment visibles sur l'echelle de Richter. Photo: Sami Tuoriniemi

Nous avons parlé du hip de taille gargantuesque, mais il y avait aussi ce quarter/redirect. Avec un rail en hauteur suivi d’un gap et d’un landing, pour corser un peu l’affaire… Et le tree bonk, qui fit le bonheur de Boris Mouton et Sebbe de Buck, surtout dans cette session coucher de soleil en flamme, totalement inoubliable.

DISCO BABY!

Nous ne parlerons même pas des modules plus petits, ou même du run boisé shapé par Kevin et Tor, on en finirait plus. D’autant que pas mal de crews avaient décidé de se concentrer sur l’efficacité: shooter d’abord les gros modules, pour assurer le coup. Mais tous les jours, la rotation des crews se passait à merveille, et chaque recoin ridable était shreddé jusqu’à plus soif, pour le plus grand plaisir de Matt Georges, Sami et les autres chasseurs d’images.

Sami Luhtanen et son WOP crew a shooté un peu comme en skate. Mais quand il s'agissait de se mettre des gros vols sur le kicker, la nuit n'était jamais assez longue. Front 3. Photo: Matt Georges

Johan Rosen, révélation de la session Onboard 2015. Photo: Matt Georges

Ah, et il y a aussi eu une épique bataille pour la domination du gros kicker – on l’aurait presque oublié, malgré ses 25m… KB et Tor ouvrirent les hostilités avec un duo de 360 front dont on aurait même pas pu rêver. Puis Sebbe a enchaîné avec de lourde rotations. Avant que bien sûr M. Piiroinen n’y mette son grain de sel. Il se satellisa sur le kicker aussi bien que sur le hip, montrant à tous les djeuns que l’ancien (pourtant pas si vieux) était toujours bien présent. Tel un Icare, il envoyait ses 67kg bien au dessus du soleil couchant, en tout cas de là où nous étions…

Maheureusement, qui dit bataille dit blessés. Le Suisse du crew Shred David Djite, au sortir d’un gros 720 back, accrocha sa carre Front dans la slush du landing en bas du gros kicker, et se mit un scorpion des plus effrayant. Légère perte de connaissances, difficultés à respirer, perte de mémire, le bilan était d’emblée suffisamment inquiétant pour l’évacuer au plus vite vers un check complet. Un traumatisme, des cotes cassés, une rate éclatée, il n’a pas fait les choses à moitié et mettra sans doute un bonne partie de l’été à récupérer. Nous lui souhaitons le plus prompt rétablissement chez lui à Zurich.

Le contingent de jeunes pousses étaient alorsen feu après avoir vu les plus anciens démonter le spot. Sparrow Knox notamment, aussi efficace sur le park qu’au bar. une machine! Il ne s’est pas contenté d’envoyer du lourd, il a même ouvert une ligne que personne d’autre n’a voulu tenter, sur le double container. 180 back risqué sur le gros gap, puis Rodeo Back, le spot était scellé. Et la foule sous le charme du jeune britannique.

Sebbe de Buck a le feu on vous dit! Photo: Sami Tuoriniemi

Tommi Ollikainen, le mec qui a conduit 2000km pour venir à la Send Off Session. Photo: Sami Tuoriniemi

KIPPIS!

La fin de cette fantastique semaine s’approchait, mais tout le monde semblé déjà satisfait, voire parfois rassasié, de cette roborative session lapone. Avec l’aide des poids lourds de la station Mikko Luukkaa et Kätlin Laiv, nous organisions un dînner, avant que tout le monde ne commence à mettre les voiles. Au menu? Une daube de rennes, évidemment. Succulant. La suite de cette soirée ne doit en aucun cas atterrir sur le bureau de la commission européenne, sans quoi il se pourrait que la station de Levi soit fermée la saison prochaine par mesure sanitaire. Sachez juste que le karaoké entre le repaset la soirée, fut un sommet digne de l’Eurovision, avec un final d’anthologie sur le tube de Céline Dion “My Heart Will Go On”.

Nos cœurs aussi continueront de battre pour ces moments bénis, et se tournent vers les riders, filmeurs, partenaires, sponsors, photographes, et staff de Levi, pour leur dire le plus grand et le plus sincère des mercis! Kippis, et à bientôt sur la route itinérante (ou pas?) de la Send Off!

[Checke tout ce que nous avons publié sur la session 2015, c’est ici!]

Sparrow Knox en Rodeo Back par dessus tout le bordel qui faisait si peur à tout le monde. Photo: Matt Georges

Sunset porn. Levi, tu as été énorme, merci pour tout! Photo: Matt Georges

Newsletter: termes et conditions

Merci de renseigner votre e-mail de manière à vous tenir informé de toutes les news, articles, nos dernières offres. Si vous n'êtes plus intéressé vous pouvez renoncer à tout moment. Nous ne vendrons jamais vos données personnelles et vous ne recevrez que nos messages et ceux de nos partenaires qui sont susceptibles de vous intéresser.

Read our full Privacy Policy as well as Terms & Conditions.

production